Bon à Marquer / Questions fréquentes / Combien de couleurs a vraiment mon logo ?
Presque jamais le nombre que vous croyez. Un logo « à trois couleurs » exporté en JPEG en contient couramment plusieurs milliers, et c'est ce nombre-là que voit la machine de marquage.
Quand vous dites que votre logo a trois couleurs, vous parlez de votre charte : le navy, l'orange, le blanc. C'est le compte du graphiste, et c'est celui qui a du sens.
Quand un programme ouvre votre fichier, il compte autre chose : le nombre de teintes réellement présentes dans les pixels. Sur un fichier propre, les deux comptes coïncident. Sur un JPEG, ils divergent violemment.
| Fichier | Couleurs de la charte | Teintes mesurées |
|---|---|---|
| Le vectoriel d'origine | 3 | 3 |
| Un PNG exporté proprement | 3 | 3, plus le lissage des bords |
| Le même logo passé en JPEG | 3 | des centaines à des milliers |
Ces milliers de teintes ne sont pas un défaut de votre logo : ce sont des artefacts de compression, des halos de un ou deux pixels autour de chaque bord. Invisibles à l'œil, parfaitement visibles pour une machine.
Une bonne partie des techniques de marquage ne posent pas de la couleur en continu : elles appliquent des encres séparées, une par une. Chaque encre demande sa préparation, et la préparation se facture, généralement une fois par commande.
Le devis dépend donc du nombre de couleurs que votre fichier impose de séparer. Si personne ne nettoie le fichier avant, deux issues, toutes deux à vos frais : le marqueur passe du temps à le remettre au propre et vous le facture, ou il le marque tel quel et le résultat est sale.
Ce qu'il faut retenir : le nombre de couleurs de votre fichier n'est pas une donnée esthétique, c'est une ligne de devis. C'est la raison pour laquelle notre diagnostic le mesure en premier.
Compter les teintes exactes n'aurait aucun intérêt : le résultat serait « quatre mille deux cent onze », un chiffre vrai et inutile. Ce que vous voulez savoir, c'est combien de couleurs il faudra vraiment séparer. Notre outil procède donc en plusieurs temps.
Vous obtenez donc les deux chiffres : les teintes brutes, qui disent l'état du fichier, et la palette, qui dit le dessin. L'écart entre les deux est précisément la mesure de la dégradation subie par votre logo.
Il n'existe pas de bon nombre de couleurs dans l'absolu. Une technique qui dépose des encres séparées, une technique qui imprime en quadrichromie et une gravure qui ne dépose aucune encre n'ont pas les mêmes contraintes, ni de près.
C'est pourquoi le diagnostic ne vous dira jamais « votre logo a trop de couleurs » dans le vide : il vous dira quelles techniques restent ouvertes avec la palette mesurée, et lesquelles se ferment. Ces correspondances sont en cours d'établissement, technique par technique et source par source ; elles arriveront dans l'outil quand elles seront vérifiées, pas avant.
Trois gestes, dans cet ordre, du plus efficace au moins souhaitable.
Parce qu'il est passé par une compression JPEG. Celle-ci fabrique des halos de teintes intermédiaires autour de chaque bord et transforme un aplat unique en nuage de nuances très proches. Le dessin n'a pas changé, le fichier si.
Déposez-le sur Bon à Marquer : la mesure se fait dans votre navigateur, sans compte et sans envoi. Vous obtenez les teintes brutes présentes dans le fichier et la palette réelle du dessin, c'est-à-dire les couleurs qu'il faudra séparer au marquage.
Cela dépend entièrement du support et de la technique : sur un objet clair le blanc peut être la couleur du support et ne rien coûter, sur un objet foncé c'est une encre à part entière, parfois même une sous-couche indispensable. C'est une question à poser à votre marqueur avec le support exact en tête.
Si vous les avez, oui, et cela évite une conversion approximative. Si vous ne les avez pas, votre marqueur les approchera depuis les valeurs de votre fichier, avec un écart possible : c'est justement ce que les références Pantone servent à éviter.