Bon à Marquer / Les techniques de marquage sur objet
Sept procédés, sept mécaniques différentes. Comprendre celle qui vous concerne évite la plupart des mauvaises surprises, et ça se comprend sans être du métier.
Chaque fiche part du principe physique du procédé, parce que c'est de là que découlent toutes ses limites. Une fois qu'on a compris qu'un écran de sérigraphie est une toile à mailles ou qu'un laser ne dépose rien, on n'a plus besoin de retenir des règles : elles se déduisent.
Vous n'y trouverez ni taille maximale ni nombre de couleurs admis. Ces valeurs varient d'un atelier à l'autre, les sources publiées se contredisent, et nous ne les afficherons qu'une fois tranchées. Nous préférons dire nous ne savons pas encore plutôt qu'un chiffre plausible.
Une couche d'encre épaisse et opaque, posée à travers un écran. C'est la technique la plus couvrante du marquage sur objet, et celle qui supporte le moins bien les détails minuscules.
La technique qui marque là où rien d'autre ne passe : un stylo, un briquet, le fond d'une tasse, une coque bombée. En échange, elle dépose très peu d'encre.
Aucune encre : un faisceau retire ou transforme la surface. Le marquage ne s'efface pas, et il prend la couleur que la matière veut bien lui donner.
Le seul marquage où votre logo est entièrement redessiné : un programme de points remplace le fichier. Les détails plus petits qu'un point n'existent tout simplement pas.
La seule famille de techniques qui imprime une photo ou un dégradé directement sur un objet. Sa contrainte n'est pas le dessin, c'est le relief.
On imprime le motif sur un film, on le presse à chaud sur le vêtement. Le dessin n'a plus besoin d'être simple, mais il reste une couche posée sur le tissu.
Un fer chauffé presse un film métallisé contre la matière. C'est la seule technique de ce guide où un grand aplat est PLUS difficile qu'un trait fin, et cette inversion surprend tout le monde.
Votre fabricant tranche, parce qu'il connaît son parc machines. Ces fiches vous permettent de comprendre sa réponse, et de poser la bonne question quand elle vous surprend.
Cela dépend d'abord de l'objet et de sa matière, ensuite du dessin. Un objet bombé oriente vers la tampographie, un métal vers la gravure, un textile vers la sérigraphie ou le transfert, une photo vers le numérique UV. Votre fabricant tranche, mais connaître la mécanique vous permet de comprendre sa réponse.
Les techniques numériques, impression UV et transfert DTF, qui impriment en quadrichromie. La sérigraphie rend un dégradé par une trame de points visible, et la gravure comme le marquage à chaud sont monochromes par nature.
La gravure laser, parce que le marquage fait partie de l'objet au lieu d'être posé dessus : rien ne s'écaille ni ne se lave. En contrepartie, elle est monochrome et prend la couleur que la matière lui donne.