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Bon à Marquer / Techniques de marquage / La sérigraphie sur objet publicitaire

La sérigraphie

Une couche d'encre épaisse et opaque, posée à travers un écran. C'est la technique la plus couvrante du marquage sur objet, et celle qui supporte le moins bien les détails minuscules.

Le principe, et ce qu'il implique

Un écran, c'est une toile tendue dont les mailles ont été bouchées partout sauf à l'endroit du dessin. Une raclette pousse l'encre à travers les mailles restées ouvertes, et l'encre se dépose sur l'objet.

Toute la mécanique découle de là. Le trait le plus fin réalisable dépend de la géométrie de la maille : il faut qu'un trait couvre assez de mailles pour que l'encre passe régulièrement. En dessous, l'encre passe par à-coups et le trait se hache. Aucun réglage ne contourne cela, c'est de la géométrie.

Conséquence directe : chaque couleur demande son propre écran, sa propre préparation et son propre passage. C'est pourquoi le nombre de couleurs pèse autant sur un devis de sérigraphie.

Ce qu'elle réussit mieux que les autres

Ce qu'elle rate

Les dégradés. Il n'y a pas de demi-encre : une maille laisse passer ou ne laisse pas passer. Un dégradé se rend par une trame de points, visible à l'œil nu sur un petit marquage.

Les détails minuscules. Un texte très petit, une ligne très fine, un motif serré : la maille impose son pas et les détails se bouchent ou se coupent.

Les surfaces très courbes. L'écran est plat et doit venir au contact. Sur un cylindre, le marquage se fait soit sur une bande tangente étroite, soit avec un équipement qui fait tourner l'objet pendant le passage.

Le fichier qu'elle demande

Un vectoriel, avec les couleurs séparées et les polices converties en courbes. Chaque couleur devra devenir un écran : elle doit donc exister comme une forme distincte, pas comme un mélange de pixels.

C'est exactement ce que notre outil mesure en premier. Un logo « à trois couleurs » exporté en JPEG en contient souvent des milliers, et personne ne peut en faire trois écrans sans nettoyage préalable. Pourquoi cet écart existe.

Les épaisseurs minimales que publient les fabricants

Il n'existe pas UN seuil pour cette technique, et ce tableau le montre : les minimums publiés vont de 0,18 à 1,00 mm selon la matière. Chaque ligne vient d'un fabricant ou d'un atelier qui la publie, avec le support qu'il nomme, et le lien pour vérifier sans nous croire. Déposez votre logo pour savoir où son trait le plus fin se situe dans ces valeurs.

trait minimalmatière nommée par la sourcesourcerelevé le
0,18 mm sac papier, carton, plastique FF-Packaging 17/08/2026
0,20 mm gobelet Nicknack 2022
0,25 mm métal Eagle Metalcraft 16/08/2026
0,30 mm tube plastique, surface courbe Xinfly Packaging 16/08/2026
0,30 mm objet publicitaire Goodie Goodies 16/08/2026
0,30 mm gobelet réutilisable Cup Concept 06/2024
0,30 mm objet promotionnel, surface plate ou peu courbe Intex Global 17/08/2026
0,35 mm coton, bambou, polyester, satin FF-Packaging 17/08/2026
0,35 mm textile Feelgood 17/08/2026
0,35 mm textile Oregon Screen Impressions 16/08/2026
0,35 mm textile Swagstore 16/08/2026
0,40 mm textile promotionnel Lynka 17/08/2026
0,50 mm textile PulseMerch 16/08/2026
0,50 mm cadeau promotionnel, sans sous-couche IKON Gifts 17/08/2026
0,60 mm cadeau promotionnel, avec sous-couche IKON Gifts 17/08/2026
0,70 mm feutrine, canvas tissé, liège, non-tissé, nylon FF-Packaging 17/08/2026
0,71 mm bouteille, pot, seau Amen Printing 17/08/2026
0,71 mm sac tote en toile Enviro-Tote 16/08/2026
0,75 mm support fortement texturé, toile de jute PRINTEX 17/08/2026
1,00 mm jute, juca, sac de plage FF-Packaging 17/08/2026
1,00 mm sac en jute Feelgood 17/08/2026

Relevé du référentiel Bon à Marquer. Une valeur dont la source ne nomme aucun support n'entre pas dans ce tableau, quelle que soit sa notoriété : une règle de préparation de fichier d'imprimerie n'est pas une contrainte de marquage d'objet.

Ce que nous ne publions toujours pas, et pourquoi

Cette page donne les minimums que les fabricants publient, chacun avec sa matière et sa source. Ce que vous ne trouverez nulle part sur ce site, c'est un seuil unique présenté comme LA limite de la technique : il n'existe pas, les sources honnêtes le montrent, et un seuil inventé se recopie longtemps.

Manquent encore la taille maximale de marquage et le nombre de couleurs admis : ces valeurs dépendent de l'objet autant que de la technique, et notre référentiel ne les publiera qu'une fois ce croisement établi. En attendant, notre diagnostic vous dit nous ne savons pas encore plutôt qu'un chiffre plausible.

Ce que nous mesurons déjà, en revanche, ce sont des faits : le nombre réel de couleurs de votre fichier, l'épaisseur de son trait le plus fin, l'écart le plus étroit entre deux formes, la hauteur de ses capitales. Ces mesures ne dépendent d'aucun seuil et suffisent déjà à parler à un marqueur. Déposez votre logo, c'est gratuit et rien ne quitte votre navigateur.

Questions fréquentes

Peut-on faire un dégradé en sérigraphie ?

Oui, mais par une trame de points, pas par une variation continue d'encre. Sur un marquage de petite taille, la trame se voit à l'œil nu. Si le dégradé est essentiel à votre logo, une technique numérique conviendra mieux.

Pourquoi le nombre de couleurs coûte-t-il si cher en sérigraphie ?

Parce que chaque couleur est un écran séparé, avec sa préparation, son calage et son passage. Ce coût est fixe par commande : il pèse énormément sur une petite série et devient négligeable sur une grande.

La sérigraphie tient-elle au lavage ?

Sur textile, oui, c'est même l'un de ses points forts quand l'encre est correctement polymérisée. Sur objet dur, la tenue dépend surtout de la préparation du support, et un vernis de protection est parfois ajouté.

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